Association de citoyens qui défendent l'environnement maritime

 

ASSOCIATION MOR GLAZ

Landerneau le 14 octobre 2015

Le " HC JETTE-MARIT " en escale forcée à Brest depuis le 8 septembre 2015, puis en baie de Douarnenez depuis quelques jours pour des raisons de sécurité, pourrait appareiller vers les Etats-Unis vendredi ou samedi après une énième inspection du Cendre de Sécurité des Navires de Brest et de la Société de classification Japonaise Nippon Kaiji Kyokai (NKK)…..

Depuis le 8 septembre 2015 le cargo " HC JETTE-MARIT " sur décision du Centre de Sécurité des Navires (CSN) du port de Brest est détenu pour des déficiences techniques graves (qui paraissaient à l'arrivée du navire anodines pour certains et pourtant…son escale aura durée 35 jours, encore faut-il qu'il réponde à certains critères pour pouvoir être autorisé à appareiller en fin de semaine). Ce navire immatriculé à Antigua et Barbuda, cargo du type " vracquier " n'est pas aux normes pour transporter du ferro silicium et du ferrochrome. Le navire n'est pas classé pour transporter ce type de cargaison qui peut devenir dangereuse, mais pour autant cela n'a dérangé ni le port de Vlissingen, ni l'assureur, ni les dockers, ni les courtiers, ni ceux qui devaient recevoir la cargaison à la Nouvelle Orléans. Tous ces acteurs étaient-ils au courant de la " supercherie " y compris dans cet Etat des Etats-Unis si rigoureux…..dans le domaine de la sécurité et de la sûreté maritime ?

Ce navire venait de Vlissingen (Pays-Bas) sans être inquiété par les autorités locales, portuaires et autres (pays pourtant si rigoureux nous dit-on !! sur la sécurité et la sûreté maritime).

Nous savons de bonnes sources, que le Centre de Sécurité des Navires de Brest aurait opté pour la moins pire des solutions si le navire est sans risque pour les marins et l'environnement. L'association MOR GLAZ se rebelle néanmoins, en apprenant que tous les jours (y compris plusieurs fois) les inspecteurs du Centre de Sécurité auraient été harcelés, par l'armateur, des avocats d'affaires et le propriétaire de la cargaison et nous en avons certainement oublié !

Le risque d'abandon du navire en baie de Douarnenez est-il une menace, nous ne le saurons jamais ! La seule carte " joker " qu'il restait pour faire réparer le navire était et est, la valeur de la cargaison 20 millions d'€, sur un navire sous normes.

L'escale forcée à Douarnenez, à Brest, puis à Douarnenez devrait coûter plus environ 1 ,5 million d'€ remorquage compris. Les réparations effectuées : moteur principal refait à neuf, groupe électrogène refait à neuf, installation de ballastage, séparateur à eaux mazouteuses, pompes des ballasts changées, vannes des ballasts changées, pompe incendie de secours réparée, pompes booster réparées, viscosimètre réparé, toilettes remises en état, bouilleur refait etc.…..comment un tel navire a-t-il pu quitter les Pays Bas ? Espérons que cela serve de leçon à d'autres " pseudo-armateurs " qui seraient tentés par ce petit jeu de faire naviguer des navires en mauvais état !!!

Le navire devrait s'il est autorisé à quitter la baie de Douarnenez obtenir ses titres de navigation uniquement pour un mois. Il est d'ores et déjà attendu par les Coast Guards aux États-Unis.

L'association MOR GLAZ déplore que des inspecteurs chargés de faire respecter des règles puissent être harcelés, mis en position de culpabilité... L'association MOR GLAZ le supposait, mais à ce point ! s'il n'y avait pas eu cette cargaison, nous allions vers un nouveau chantage à l'abandon de l'équipage et du navire. Scandaleux pour les " ces " " pseudo-armateurs " et leurs complices qui bafouent les règles du transport maritime. Une grande vigilance s'impose car tout n'est pas aussi limpide que prétendu par certains " spécialistes " du secteur !