Association de citoyens qui défendent l'environnement maritime

 

ASSOCIATION MOR GLAZ Landerneau le 8 août 2015

 

Dans la nuit du 6 au 7 août 2015 à 22h40, grâce à la vigilance des veilleurs du Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sécurité du Cap Gris Nez, et le professionnalisme de quelques acteurs chargés de la sécurité maritime, l'accident a pu être évité dans le Pas-de-Calais. Accident qui en mer se transforme rapidement en drame et catastrophe maritime.

 

Le cargo " MUSKETIER " battant pavillon de Gibraltar, long de 88 mètres avec un tirant d'eau de 5 mètres qui transporte de l'acier, naviguait à contre-sens dans le rail montant au nord de Calais. Le " MUSKETIER " transporte de l'acier, cargaison peu ou pas dangereuse pour l'environnement certes, mais ce navire était et est très dangereux pour les autres navires, dans un détroit où plus de 500 navires de tout type croisent quotidiennement. L'association MOR GLAZ aurait souhaité que ce navire et son équipage soient ramenés dans le port de Boulogne sous bonne escorte.

 

Ce navire qui n'est pas à son coup d'essais, le 8 février 2011 le " MUSKETIER " s'était retrouvé en mauvaise posture au même endroit, apparemment pour les mêmes raisons, pas si obscures que ça !!!

 

L'association MOR GLAZ " reproche " aux autorités Françaises et Britanniques d'avoir laissé échapper ce récidiviste, de l'avoir reconduit jusqu'aux limites territoriales sans l'avoir arraisonné, d'avoir autorisé à un capitaine inconscient " dangereux " et son équipage de pouvoir continuer le voyage. Pourquoi le " MUSKETIER " n'a pas été ramené dans un port, par manque de moyen ou par manque de courage !!! face à un transport maritime tout puissant même lorsque le navire appartient à un " pseudo-armateur ". Trop souvent dans les passerelles des navires, la veille n'est pas assurée ou insuffisamment, car les membres d'équipage ne sont pas assez nombreux et parfois peu ou pas rigoureux dans leur métier de marin (activité maritime qui est la première activité mondiale). Ce navire avec de tel comportement de la part de son capitaine et de son équipage est dangereux pour les autres marins jusqu'à son prochain port d'escale Berméo en Espagne.

 

Tous les courriers qui pourraient être envoyés aux autorités de l'Etat du pavillon, à l'armateur et autres administrations ainsi que les recommandations de l'Organisation Maritime Internationale et de L'Agence Européenne de Sécurité Maritime sur les effectifs et les règles de sécurité et de navigation à bord des navires resteront comme d'habitude lettre morte.