Landerneau le 23 octobre 2011
L'association MOR GLAZ est très inquiète par la fin annoncée
de la réparation navale civile à Brest. L'association MOR
GLAZ constate que certaines instances brestoises ont fait
preuve de manque de visibilité. Il y a encore quelques mois
lorsque nous évoquions une activité complémentaire qui pourrait
être la déconstruction des navires civils et militaires, il
nous était répondu avec une certaine arrogance,"ça ne
se fera jamais à Brest, la priorité est la réparation navale,
pas de cales sèches disponibles, pas de quais", sauf
que la mono activité qui a été décidée par quelques-uns qui
se sont appropriés les cales, les quais etc.…...nous mène
à ce triste résultat.
La réparation navale brestoise va mal depuis longtemps mais
le secret a été bien gardé. L'association MOR GLAZ demande
que tous les obstacles dressés depuis 2006 afin " d'interdire
" à certains industriels de travailler sur cette activité
soient levés. D'ailleurs il n'y a plus d'obstacle puisque
malheureusement les cales sèches et les quais risquent d'être
disponibles pour un bon moment.
La table ronde qui se tiendra le lundi 24 octobre 2011 à
la sous-préfecture à Brest, ne doit pas être une réunion entre
" notables " qui permettrait de se donner bonne conscience,
cette table ronde ne doit pas être un rendez-vous manqué où
chacun s'écoutera parler, nous ne sommes plus au temps de
la réflexion, il va falloir agir pour les emplois, pour d'autres
activités.
Depuis 2000 et encore bien plus depuis 2006 l'association
MOR GLAZ participe à tous les colloques, conférences
et autres réunions qui traitent de la déconstruction des navires
y compris une participation active " aux assises nationales
pour une filière française de démantèlement des navires "
qui se tenaient à Rennes en mai 2011 en présence de Jean-Yves
LE DRIAN Président du Conseil Régional de Bretagne, de Bernard
THIBAULT Secrétaire Confédéral de la CGT et de plusieurs personnalités.
L'association MOR GLAZ reste convaincue plus que jamais
que cette activité de déconstruction des vieux navires doit
devenir une activité industrielle comme les autres et pourquoi
pas à Brest. Une activité qui sera respectueuse de
l'Homme et de l'environnement, une activité qui devrait maintenir
ou créer des emplois. Il faut une obligation de déconstruire
les navires d'une autre manière, il faut des directives de
la Commission Européenne.