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| de
gauche à droite: Jean KENNEDY, membre de
l'association Anglaise FRIENDS OF HARTLEPOOL Marie-France
MUNAR, membre de l'association MOR GLAZ interprète,
Iris RYDER, membrede l'association Anglaise FRIENDS OF HARTLEPOOL | | LES
INTERVENANTS A LA TABLE RONDE du 15 janvier 2009 à BREST organisée
par L'association AE2D, la CGT, l'Asoociation
MOR GLAZ | | intervention
du président de l'association MOR GLAZ |
TABLE
RONDE DU 15 JANVIER 2009 L'intervention de Jean Paul Hellequin,
président de l'association MOR GLAZ L'association MOR GLAZ a souhaité participer
et organiser ce débat avec l'association AE2D et l'UD CGT, vous avez répondu nombreux,
merci d'être là.... Faisons que ces quelques heures soient un moment enrichissant,
positif et constructif. Le 8 avril 2006 l'association MOR GLAZ avait
organisé une table ronde sur la déconstruction des vieux navires civils et militaires,
celle-ci avait été motivé par le retour de " l'ex-Clemenceau " à Brest. Depuis,
plusieurs réunions débats et conférences sur le sujet ont été réalisé par les
uns et les autres. Mais, y-a-t-il une vraie volonté de la part des administrations
et des responsables politiques à vouloir activer une telle filière en France et
pourquoi pas à Brest. Quelques mots sur la flotte marchande mondiale.
· 96% de la flotte mondiale appartient à des armateurs privés, les flottes
militaires et " nationales " ne représentent que 4%. · La flotte mondiale
c'est aussi 90 000 navires de plus de 90 mètres, 1million 8500 000 marins recensés,
les 4/5 de ces marins sont issus de pays pauvres avec peu ou pas de convention
collective. Nous pouvons rencontrer jusqu'à 8 à 9 nationalités différentes sur
des effectifs de 12 à 14 marins. · La flotte mondiale est immatriculée
à plus de 90% sous des pavillons de complaisance ou des dérivés de ces pavillons……qui
sont des refuges pour les armateurs afin d'éviter, d'échapper à certaines obligations
fiscales et sociales. · L'âge moyen de la flotte de commerce en France
est de 7 ans en Europe de 10,4 ans et mondial de 11,8 ans. Depuis les années 70
le transport maritime n'a cessé de se développer, 5 Milliards de tonnes de marchandises
ont transité par les Océans en 2007. Tous les armateurs mondiaux perçoivent des
aides à la construction des navires, les chantiers aussi, dans ce milieu maritime,
chacun sait que la législation du travail est plutôt souple, parfois et trop souvent
inexistante. L'Organisation Maritime Internationale (OMI) opte souvent pour les
armateurs, la libre circulation et l'espace de liberté sur les mers pour employer
un terme très employé dans ce milieu sert que trop bien les mauvais armateurs.
Dans un tel espace de liberté les mauvais armateurs ont malheureusement une place
trop importante. Tout ceci pour vous expliquer que, dans un milieu
aussi développé, organisé et qui dégage de grosses valeurs ajoutées, il faut des
règles pour déconstruire les navires lorsque ceux-ci deviennent inaptes au commerce,
ou trop nombreux par le manque d'affrètements comme en cette période de crise.
Parce que ce milieu est un milieu particulier, et parfois très complaisant, peu
respectueux des lois, conventions etc.…. des normes doivent être imposées aux
armateurs, affréteurs, assureurs et sociétés de classifications. L'association
MOR GLAZ souhaite que la déconstruction des vieux navires qu'ils soient civils
ou militaires devienne par une loi internationale une obligation de déconstruire
les navires d'une manière propre respectueuse de l'Homme et de l'environnement.
Cette nouvelle activité qui devra rigoureusement se conformer aux règles sociales
et environnementales de nos pays européens. Les péripéties du " NORWAY
" et du " CLEMENCEAU " pour ne citer que ceux là parmi des milliers de navires
déconstruits ou à déconstruire auront permis à tous ceux qui l'ignoraient de savoir
que les navires en fin de vie ne peuvent plus être déconstruits de façon artisanale
par des hommes qui travaillent dans des conditions d'un autre temps. Chacun
doit dénoncer avec force ces manières de faire, y compris par les Etats " l'ex
Clemenceau " est révélateur du manque de volonté et des engagements signés. Cette
activité effectuée dans des pays pauvres ou en voie de développement ne peut plus
" pas " nous satisfaire, c'est pourquoi : La France et pourquoi pas
Brest doit saisir avec d'autres ports européens cette opportunité industrielle.
Ces chantiers doivent se doter de moyens modernes attractifs pour les armateurs
internationaux, comme Brest a su le faire pour la réparation navale. Brest peut-elle
garder une mono activité tant civile que militaire dans le domaine de la navale.
Brest doit saisir cette opportunité, cette activité peut-être une chance
pour l'emploi dans ce bassin où notamment le secteur de la métallurgie a beaucoup
souffert durant ces dernières années. Cette période de crise doit donner
à réfléchir, une activité comme celle-là et parce qu'elle est nouvelle peut apporter
de l'emploi mais aussi mettre en place de nouvelles technologies, respectueuses
de l'Homme et de l'environnement. La France va-t-elle encore cette fois
tourner le dos à une activité industrielle..... Nous devons ensemble convaincre
l'Union Européenne sur l'implantation des chantiers de déconstruction de navires
en France et pourquoi pas à Brest. Mais pas des chantiers comme celui d'Hartlepool,
de vrais chantiers avec des spécialistes et une assise financière suffisante.Nous
devons gagner pour l'Homme et l'environnement, mais aussi pour Brest. Notre port
doit être le port où sera implanté le chantier de référence pour cette nouvelle
activité aux normes sociales et environnementales que nous prônons. Pour
réussir, nous devons faire prendre conscience à tous les acteurs du secteur maritime
qu'il faudra désormais prévoir le coût de la déconstruction d'un navire dès
sa construction, cela doit désormais être la nouvelle norme internationale.
Nous devons y intéresser l'Organisation Maritime Internationale (seule organisme
capable par le n° IMO d'avoir la traçabilité d'un navire) nous devons imposer
par la loi à tous les armateurs cette nouvelle obligation, car la déconstruction
des navires ne concerne pas que les navires de l'UE mais tous les navires de tous
les pays, et de toutes les immatriculations. Envoyer ses déchets ailleurs
n'est désormais plus possible et doit être interdit. Obligeons les Etats à respecter
les traités et conventions qu'ils signent. Lorsque nous sanctionnons les
pollueurs des mers sur notre littoral nous avons une bonne démarche pour défendre
l'environnement, menons cette démarche hors de nos frontières en traitant nous
mêmes nos déchets. Les Etats et les armateurs ne doivent pas tourner le
dos à leurs responsabilités, cela serait incompris et immoral envers ceux qui
les reçoivent. L'objectif, de créer un chantier de déconstruction à Brest est
ambitieux mais réalisable. Notre débat ne doit pas être un débat de
plus sans résultat ni sans suite. Nous devons montrer notre volonté si nous
voulons que ce projet se réalise ici en France et pourquoi pas à Brest. Si nous
voulons lancer un tel chantier de déconstruction de vieux navires à Brest pour
être en conformité avec les discours de la commission européenne et correspondre
aux normes, ce chantier aura, dans les prochaines années, une importante charge
de travail car il est prévu la suppression de nombreux navires militaires français
qui ne correspondent plus aux normes mais également de navires britanniques sans
parler de ceux des autres pays européens. Ainsi que les 2000 pétroliers à simple
coque devenus obsolètes ou qui le deviendront suite aux décisions européennes
d'imposer les pétroliers et autres navires à double coque. Un tel chantier
bien dirigé, bien géré ne peut qu'être positif pour Brest, sa région et notre
pays. Participons activement à la déconstruction des 1200 navires
qui seront à démanteler chaque année à partir de 2010. Je vous
remercie de votre attention. Pour l'association MOR GLAZ, |