|
Les intérêts de quelques-uns doivent-ils, peuvent-ils se faire
au détriment de la sécurité maritime, des marins et des populations
du littoral. Après la suppression du remorqueur de haute mer à
La PALLICE, délivrer des " dérogations " à certains navires pour
passer les chenaux du Four, du Fromveur et du Raz de Sein est-il
raisonnable ?
L'Action de l'Etat en Mer va-t-elle se soumettre au lobbying
de certains armateurs, voyagistes, agents portuaires et autres,
pour lesquels la sécurité n'est qu'un vain mot.
Cette pression des lobbyings va-t-elle mettre fin à un système
de surveillance et d'éloignement des navires qui ont pourtant
fait leurs preuves depuis la mise en place de la voie descendante
et montante empruntées chaque année par les milliers de navires
(entre 78000 et 80000) qui croisent au large de la Bretagne.
Si ces lobbyings obtenaient satisfaction, que deviendra l'autorité
indispensable exercée par les Centre Régionaux Opérationnels de
Surveillance et de Sécurité qui sont sur le littoral français
les vigils, les garants et le principal maillon de la sécurité
maritime.
L'association MOR GLAZ s'oppose à toute modification des procédures
existantes qui ont démontré une grande efficacité depuis l'accident
de l'AMOCO CADIX survenue le 16 mars 1978 par l'absence de moyen
de sauvetages et des voies maritimes.
L'association MOR GLAZ s'oppose à tout ce qui pourrait remettre
en cause une sécurité maritime fiable, une remise en cause des
autorités maritimes civiles et militaires chargées de la sécurité
maritime, de la surveillance maritime et de la prévention du littoral.
Une fois encore, sous la pression des lobbyings nous passerions
d'un extrême à l'autre. Une fois encore, dans le domaine du transport
maritime la pression d'une minorité créerait un véritable paradoxe
entre le discours et la mise en œuvre.
Une trop grande indépendance des capitaines des navires qui passent
au large de la Bretagne serait une décision très grave. Tous nous
connaissons le manque de veille sur les navires dû au manque d'effectif
à bord de certains navires. Nous connaissons et subissons le mauvais
état de la flotte mondiale, cette idée de faire passer les navires
à proximité du littoral est une mauvaise idée qui nous ramenait
au début des années 1970 avec tous les accidents, naufrages et
les drames que nous avons connus au large de nos côtes.
L'association MOR GLAZ demande au Préfet Maritime de ne pas
céder aux pressions, de ne pas donner raison aux armateurs et
autres acteurs du transport maritime qui dérèglementent sans arrêt
un secteur dans lequel les us et coutumes font la loi.
Les raisons évoquées pour laisser passer les navires à passagers
et autres navires moins dangereux plus près des côtes sont aberrantes.
D'évoquer un " laisser passer " aux paquebots est absurde et dangereux,
d'ailleurs le gigantisme de ces paquebots n'est- il pas à remettre
en cause.
|