|
Filière de déconstruction de
vieux navires civils et militaires à Brest : l'heure de vérité
!
Madame, Monsieur, nous vous remercions de prendre
un instant pour lire ces quelques lignes. L'association MOR GLAZ
souhaite en cette période électorale attirer votre attention sur
une filière de déconstruction de vieux navires civils et militaires
à Brest, cette décision est nationale et régionale. Elle est susceptible
de créer une activité nouvelle, créatrice d'emplois industriels
qui manquent beaucoup à Brest et sa région.
Manque d'intérêt des élus
!
L'association MOR GLAZ considère que le départ
de " l'ex-Clemenceau " de Brest vers un chantier de déconstruction
(y compris à Gand en Belgique) serait un raté pour Brest.
Brest remplit toutes les conditions pour devenir un site précurseur
pour déconstruire les vieux navires.
Que penser de la volonté de certains de nos politiciens
qui n'ont pas suffisamment défendu ce projet, du manque d'imagination,
de dynamisme et de cohésion sur un tel dossier !
Mais le dossier brestois est resté en rade d'un
trop grand nombre de nos élus nationaux et locaux en charge du
dossier.
Il est vrai que pour certains, la seule date butoir
était juillet 2008, la coque devait partir. Vous avez gagné, elle
pourrait partir pour Gand… les emplois aussi ! Le groupement d'industriels
Brestois a été découragé dans sa dynamique et son projet sur ce
chantier, cela est déplorable.
Si le groupe Belge " Gallo Recycling " obtenait
la déconstruction de " l'ex Clemenceau " il démontrerait un réel
dynamisme, un volontarisme bien plus innovant que celui d'un certain
nombre de groupes industriels français, ou de soi-disant centres
de " compétitivité ".
L'activité industrielle a-t-elle encore une place
à Brest ? Est-elle souhaitée et suffisamment défendue ? Nous nous
interrogeons…..
Un Etat aux
" abonnés absents " !
Lors du " Grenelle de l'Environnement " à Brest
le 16 octobre 2007, l'association MOR GLAZ avait formulé des propositions
concrètes sur plusieurs sujets dont la déconstruction des vieux
navires civils et militaires, mais lors de la synthèse en fin
de journée pas une seule allusion sur ce sujet n'a été reprise
!
L'Etat doit pourtant prendre enfin ses responsabilités
et activer ce chantier en France et pourquoi pas à Brest où les
compétences et la place existent. Mais quelles sont les volontés
depuis le retour du Clemenceau à Brest ?
Pouvons-nous continuer à envoyer nos déchets ailleurs
?
La réponse est non.
Pouvons-nous continuer à faire découper de vieux
navires par d'autres hommes dans des conditions ignobles pour
la santé et l'environnement, sous prétexte que ces hommes vivent
dans des pays en voie de développement ?
La réponse est toujours non….
La mono-activité, liée à la seule activité de construction
de navires militaires, a montré ses limites. Aujourd'hui, d'autres
activités technologiques doivent voir le jour pour le bien de
l'Homme et de l'environnement.
Un chantier de déconstruction
de vieux navires en Europe et pourquoi pas à Brest !
La question reste, malgré tout, posée.
Les industriels Belges viennent ou vont nous démontrer
que cela est possible et rentable. Cette coque appartient à la
France, la laisser partir est une forme de délocalisation pourtant
décriée par l'ensemble de la classe politique…. Que devons nous
penser ? Alors que les emplois industriels sont de plus en plus
rares…….
|