Association de citoyens qui défendent l'environnement maritime

 
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Landerneau 12 mai 2013

Quels sont les pouvoirs des capitaines sur les navires marchands face au capitalisme du transport maritime ?

Les pilotes signalent-ils aux autorités les navires dangereux, et leurs doutes sur la qualité et la fiabilité de certains navires qui escalent dans les ports ?

Gigantisme des navires oui mais : tous les ports qui peuvent recevoir ces géants sont-ils équipés en moyens nautiques pour assurer la sécurité de ces navires lorsque ces derniers sortent et entrent dans les ports. Les capitaines sont-ils entendus lorsqu'ils demandent des moyens supplémentaires pour assurer la sécurité des marins, des navires et des biens. Les pilotes ne devraient-ils pas être plus attentifs et signaler les navires dangereux qui rentrent et sortent des ports.

Le mardi 7 mai 2013 dans le port de Gênes en Italie, la tour de contrôle du port était heurtée par un navire suite à une panne de moteur. Cette fausse " manœuvre " qui a fait plusieurs morts et disparus et se transforme en drame. Une panne de machine du navire " JOLLY NERO " est dramatique en vie humaine et en dégât matériel. L'association MOR GLAZ sait par ses adhérents de la marine marchande et du remorquage portuaire que quotidiennement les professions portuaires sont confrontées aux pressions du monde économique. Des armateurs qui souhaitent toujours les prestations portuaires au coût le plus bas lors des escales. Certains pseudo-armateurs allant même jusqu'à dicter à leurs capitaine de navire le nombre de remorqueurs à utiliser lors des escales. Les capitaines, les marins et les autorités portuaires sont de nombreuses fois confrontées à l'opposition de la notion de sécurité et de rentabilité. Les donneurs d'ordres qui ignorent tout du réel fonctionnement d'un navire mettent sans arrêt les ports en concurrence souvent au détriment de la sécurité.

Les pilotes de port devraient être moins frileux et signaler les navires dangereux. Un capitaine de navire aussi bon soit-il est bien seul, s'il n'a pas à bord du navire un équipage compétent en particulier à la machine (la bonne marche d'un navire est un travail d'équipe). Les mécaniciens trop souvent recrutés à bas prix et n'ont pas toujours les compétences suffisantes. C'est pourquoi il ne faut pas s'étonner que les moteurs d'un navire stoppent de façon impromptue (Comme cela est arrivé dans d'autres ports y compris à de grands porte-conteneurs avec des conséquences miraculeusement minimes). Tout incident devrait être instantanément communiqué aux autorités, l'omerta n'est pas la solution.

L'association MOR GLAZ dénonce cette fois encore la mondialisation sociale du transport maritime et la concurrence déloyale entre les marins et les ports.

L'association MOR GLAZ dénonce les dérives qui s'instaurent en prétextant vouloir réduire le coût du transport dans l'intérêt du consommateur. En France depuis des années, les effectifs sur les remorqueurs portuaires sont remis en cause (en discussions) pour se conformer à ce qui se ferait ailleurs, comme dans le port de Gênes par exemple.

L'association MOR GLAZ est opposée aux diminutions des effectifs sur tous les navires et plus particulièrement sur les remorqueurs, maillon essentiel de la sécurité maritime. La sécurité maritime commence dans les ports avec des services portuaires fiables et en quantité suffisante, jusqu'où ira le profit du transport maritime international.

l'association MOR GLAZ condamne toutes les politiques maritimes qui permettent " autorisent " aux armateurs d'armer leurs navires avec des effectifs réduits.

L'association MOR GLAZ dénonce pour la énième fois, les sociétés de Manning, les pavillons de complaisance et tout ce qui y ressemble. Trop souvent les marins sont les victimes des gestionnaires invisibles du transport maritime international.

 
 

 

 

 

Landerneau le 8 avril 2013

Un ancien navire de croisière " ATLANTIC STAR " devenu pour la circonstance " ANTIC " ayant appartenu à STX France et bourré d'amiante envoyé " expédié " en Turquie ou en Chine " en toute illégalité " afin d'y être démantelé. La France s'est spécialisée dans ces manœuvres obscures et indélicates envers l'Homme et l'environnement. Ce navire pouvait être déconstruit en France, à Bordeaux Bassens par exemple. La France s'était offusquée du départ des deux ferrys de SeaFrance " CEZANNE et RENOIR " expédiés en Inde en 2011 après avoir été rachetés par un " pseudo-armateur-ferrailleur ".

 

L'association MOR GLAZ dénonce avec force cette nouvelle dérive scandaleuse, honteuse et immorale (un Tour de passe- passe), que l'association MOR GLAZ ne peut pas accepter et qui n'honore en rien la France. C'est le pavillon de complaisance, les paradis fiscaux très liés, (d'ailleurs ils sont domiciliés dans les mêmes régions, les mêmes îles) qui permettent toutes ces dérives.

L'association MOR GLAZ dénonce depuis des années ces paradis fiscaux. L'exportation de tout déchet doit être condamnée. Le transfère des vieux navires amiantés ou pas vers des pays sous le prétexte qu'ils seraient demandeurs d'emplois et d'activités industrielles. Chez nous aussi il manque des activités industrielles, cette fois encore le laisser faire est de mise et devrait faire réagir tous les mouvements politiques, syndicaux mais aussi les défenseurs de l'environnement et de la santé.

Les administrations concernées cette fois encore font-elles découvrir le départ de " l'EX-ATLANTIC-STAR " renommé pour la circonstance " ANTIC "? Lors de l'expédition des deux ferrys de SeaFrance la réponse avait été " il n'y a pas grand-chose à faire " et cette fois quelle sera l'excuse. Une réponse en effet de manche ne suffira pas cette fois, les conventions de Bâle et de Hong-Kong doivent être respectées elles viennent d'être bafouées, ignorées.

L'association MOR GLAZ demande à la Ministre Delphine BATHO, au Ministre Frédéric CUVILLIER et aux Ministres chargés de l'industrie de répondre officiellement sur l'exportation de ce déchet. L'Union Européenne, l'Agence Européenne de Sécurité Maritime et l'Organisation Maritime Internationale doivent mettre fin à tous ces montages qui permettent d'immatriculations des navires en fin de vie qui illustrent les pratiques des armateurs européens pour s'exonérer de leurs responsabilités au moment ou ils doivent faire déconstruire leurs navires.

c/c Présidence de la République et Premier Ministre

 

 

 

 

21 mars 2013

Le remorqueur " ANDRE B " et sa barge " EXCALIBUR "

en escale un peu forcée aux iles des Glénan..

 

 

 

e 21 mars 2013 la barge " EXCALIBUR " remorqué par un remorqueur Hollandais le " ANDRE B " ont bien failli se retrouver sur l'archipel des Glénan, l'un des lieux les plus protégé du littoral Sud du Finistère….

Lorsque des convois semblables se présentent dans ces zones surveillées, le rôle des Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage ne serait-il pas de leur conseiller un endroit refuge voire une escale dans le port le plus proche.

Ce convoi, parti des Pays Bas le 18 mars 2013 se dirigeait vers Saint Nazaire, n'aurait-il pas dû faire une escale à Brest en attendant une accalmie des conditions météorologiques ?

L'association MOR GLAZ s'interroge sur le choix et sur la capacité de ce remorqueur pour effectuer un tel remorquage, le choix du moins disant a-t-il été la priorité.

L'Association MOR GLAZ tient à féliciter la réactivité de la Préfecture Maritime, l'equipage de l'hélicoptère " CAÏMAN " de la Marine Nationale, la Gendarmerie Maritime et les trois navires de pêche qui se sont déroutés afin de porter assistance au convoi.

 

 

 

Le 16 mars 2013 :

L'accident de l'AMOCO CADIZ 35 ans après ?????

Le 16 mars 1978 à 22h00 le pétrolier " AMOCO CADIZ " s'échouait provoquant une marée noire en déversant sa cargaison de 220.000 tonnes de pétrole brut sur les côtes du nord Finistère. La marée noire de trop, celle qui mobilisa dans les rues de Brest (et partout en Bretagne) des milliers de citoyens venus de toute la France à l'appel des associations et des syndicats. Ces citoyens en avaient assez de ces naufrages à répétitions et de l'immobilisme des pouvoirs publics.

En août 1978 Monsieur Marc BECAM sous l'autorité du Président Valery GISCARD D'ESTAING et avec tous les pouvoirs nécessaires mit en place un remorqueur de haute mer " ABEILLE NORMANDIE " à Brest sous l'autorité du Préfet Maritime.

Dès septembre 1979, les trois Préfectures Maritimes furent dotées d'un remorqueur de haute mer plus puissant pour Cherbourg et Brest respectivement " ABEILLE LANGUEDOC " et " ABEILLE FLANDRE " et à Toulon " ABEILLE PROVENCE " ou " ABEILLE NORMANDIE " et le renforcement des Centres Régionaux opérationnels de surveillance et de sécurité de la navigation.

Enfin, après des années de revendication et la énième marée noire, la France s'était dotée de moyens pour prévenir " éviter " des accidents maritimes. Quelques années plus tard, le gigantisme des navires fit prendre conscience aux associations et syndicats maritimes des dangers croissants du transport maritime international dû trop souvent au manque de personnel dans les passerelles, à la dangerosité et des volumes croissants des produits transportés, mais aussi au manque de contrôle des navires, aux pavillons de complaisance, pseudo-armateurs, aux équipages insuffisants etc.…..

Au début des années 2000, après 10 ans de militantisme d'associations et du syndicat maritime CGT du Grand Ouest, avec l'aide d'un Préfet Maritime, de Guy GUERMEUR et l'engagement de BOURBON, deux nouveaux remorqueurs plus puissants remplacèrent les deux remorqueurs basés à Brest et Cherbourg.

En 1979 " les rails " (sens de circulation des navires) furent mis en place dans les endroits les plus fréquentés. Toutes ces mesures ont évité 21 catastrophes équivalentes à celle de " AMOCO CADIZ ".

L'association MOR GLAZ demande depuis septembre 2011, un remorqueur dans le Golfe de Gascogne afin de pallier au départ de celui qui était positionné en alerte à La Pallice depuis 2006. L'association MOR GLAZ est soutenue dans cette demande par plusieurs élus du littoral y compris Jean-Yves LE DRIAN lorsqu'il était Président de la Région Bretagne.

Dans un communiqué du 9 mars 2013, l'association MOR GLAZ tenait à féliciter tous ceux qui avaient permis la réalisation de l'exercice de remorquage avec " MARCO POLO " le plus grand porte-conteneurs du monde. Cet exercice a aussi démontré que les moyens de sauvetage mis à la disposition des Préfets maritimes évoluent moins vite que le gigantisme des navires de commerce y compris des paquebots.

Lors de ce triste 35 ème anniversaire de l'accident de " AMOCO CADIZ " l'association MOR GLAZ réitère sa demande de mettre des moyens supplémentaires pour effectuer ces missions de sauvetages sous l'autorité des Préfets Maritimes.

L'association MOR GLAZ demande également que les contrôles des navires ne soient en aucun cas des contrôles de complaisance, nous demandons que les navires y compris à double coques ne soient plus utilisés dès qu'ils peuvent nuire aux marins, aux populations du littoral et à l'environnement.

L'association MOR GLAZ souhaite que les règles de sécurité, les contrôles des équipages et des navires soient harmonisés partout en Europe et dans le monde.

Même si la protection du littoral peut paraître onéreuse pour certains, 21 catastrophes équivalentes à celle de" AMOCO CADIZ " évitées, des centaines de marins et un chiffre incalculable de biens sauvés, plus de 1000 opérations en 35 ans.

En 1978 un remorqueur de 140 tonnes de traction était affrété (76.000 frs) soit 11.600€ jour, 35 ans plus tard un remorqueur de 200 tonnes de traction est affrété 12.500€ jour…

 

 

Landerneau le 2 mars 2013

En ce moment ( le 9 mars 2013) , un exercice de remorquage se déroule au large de la Bretagne avec le remorqueur " ABEILLE BOURBON " et le porte-conteneurs " MARCO POLO " . Cet exercice est réalisé afin de vérifier si les moyens de remorquage sont suffisants pour maintenir au cap souhaité ces géants des mers s'ils rencontraient des difficultés.

L'association MOR GLAZ tient à féliciter tous ceux qui ont permis la réalisation de cet exercice et tous ceux qui en sont à l'initiative. Ces exercices sont utiles et ils devraient être plus fréquents. L'argent qui aura été utilisé aujourd'hui pour cet exercice aura été utilement dépensé, car c'est de la prévention.... pour tester les moyens, il faut les utiliser.

 

Cependant, jusqu'où ira la folie des hommes:

.....quel est l'intérêt de construire de tels navires,

.....quels sont les critères de sûreté lorsque ces navires sont en escale,

... .quelles sont les garanties en cas d'incidents... d'explosion à quai... de panne de propulsion...

.....et par grand coup de vent que se passerait-il, .quel est l'inventaire " le registre exact " et la connaissance des produits transportés lorsque ce navire transportera 16.020 conteneurs ???

......Que se passerait-il, si ce genre de navire tombait en avarie dans la zone du Golfe de Gascogne hors de la zone de " l'ABEILLE BOURBON " qui a une zone assez limitée et réduite (à juste raison) afin de respecter ce qui fut mis en place en août 1978 par Monsieur Marc BECAM sous l'autorité du Président Valery GISCARD D'ESTAING .

En janvier 2007 les deux plus puissants remorqueurs d'Europe furent mobilisés pour faire face à l'accident du " MSC NAPOLI " qui se trouvait dans la Manche qui ne transportait que 2200 conteneurs dont certains représentaient 1700 tonnes de produits toxiques (recensés), 4000 m3 de fioul lourd pour sa propulsion et 142 m3 de gasoil.

Même si cet exercice est déjà un succès par sa réalisation, les moyens de sauvetage et d'intervention ne sont pas suffisants sur le littoral Atlantique. Par ailleurs, si le " MARCO POLO " avait été en difficulté, vers quel endroit refuge puis vers quel port aurait il été remorqué? En cas de perte de conteneurs quels sont les moyens mis à la disposition des Préfets Maritimes…...

Lors de notre rencontre avec le Cabinet du Ministre Frédéric CUVILLIER le lundi 11 mars 2013 ces éventualités seront abordées ainsi que tous les sujets maritimes sociaux et économiques.

 

 

 

Landerneau le 24 février 2013

La politique pour se débarrasser des navires encombrants dans les ports est à peu près partout la même. Ces vieux navires achetés par des ferrailleurs bricoleurs avides de profits deviennent rapidement des dangers pour l'Homme, l'Environnement et les marins qui croisent ces navires fantômes. CLIQUEZ..

L'errance en Atlantique Nord depuis des semaines de l'ex paquebot russe " LYUDOV ORLOVA " montre que la même politique est mise en œuvre partout dans le monde y compris dans des pays qui nous expliquent trop souvent que chez eux tout serait plus maîtrisé et plus sérieux qu'ailleurs !!!!!!.

Lorsque l'autorité portuaire de Saint-John's à Terre-Neuve au Canada laisse prendre la mer au remorqueur " CHARLENE HUNT " pour remorquer le " LYUBOV ORLOVA " vers Saint Domingue pour y être déconstruit, cette autorité a-t-elle suffisamment apprécié la longueur du voyage (entre 10 à 15 jours selon les conditions météorologiques), les difficultés qui seraient rencontrées par ce petit remorqueur (qui aurait dû être consigné à quai pour des raisons de sécurité) qui n'était vraisemblablement pas le remorqueur idéal pour effectuer un tel voyage.

Le " LYUBOV ORLOVA " est un navire difficile à remorquer pour diverses raisons que comprendront les spécialistes du remorquage hauturier, le choix du remorqueur était important. Cet engin flottant aurait dû être équipé au minimum : de fanaux (doublés) afin que les autres navires puissent le repérer, il aurait dû être équipé d'une remorque de secours gréée sur une chaine et avoir de chaque bord du navire une échelle de pilote. Les " spécialistes " ou ceux qui se prétendent ainsi auraient dû savoir que le remorqueur était un peu juste pour effectuer un tel remorquage, mais le navire abandonné à Saint-John' depuis des mois devait partir…….

Comment, les assureurs qui se plaignent tout le temps peuvent-ils assurer un tel convoi (si celui-ci est assuré...) Comment la société de classification peut-elle donner son aval pour un tel voyage.….. Une fois encore c'est la stupéfaction générale et pourtant !!!!!!!

L'association MOR GLAZ cette fois encore n'est pas surprise, elle souhaite que l'Organisation Maritime Internationale (OMI), l'Etat du port et l'Etat du pavillon planchent sérieusement sur des obligations rigoureuses et sérieuses de sécurité avant le départ d'un port de ce type de convois…..sur le choix du remorqueur et de son équipage pour lequel nous avons une pensée toute particulière….

Les règles sont visiblement plus rigoureuses en France. Le cargo " ANTIGONE Z " abandonné à Douarnenez depuis plusieurs mois n'est toujours pas remorqué vers le port de Brest, il aura fallu plusieurs mois pour prendre la décision. Décision qui ne serait toujours pas prise à ce jour!!!!!

 

Landerneau le 12février 2013

L'association MOR GLAZ souhaite attirer l'attention sur les lenteurs pour déplacer le cargo " ANTIGONE Z " bloqué à Douarnenez depuis le mois d'avril 2012, puis abandonné par son " pseudo-armateur " depuis le mois de mai 2012.

Les administrations étaient bien plus actives !!!!!!! Pour faire quitter le quai de Brest au " TAIFUNS 1 " en octobre 2011 avec un équipage à son bord et pour faire pression sur les syndicats et les marins latino américains en grève à bord du " RSV ENDEAVOUR " en juillet 2012 afin qu'ils reprennent le travail.

D'après certaines sentinelles de MOR GLAZ, ce navire " ANTIGONE Z " ne gène en rien le trafic portuaire à Douarnenez, cependant ce navire doit venir à Brest, mais avant il devra évacuer du bord les eaux usées, huiles etc. ….

Lors de l'arrivée du " ANTIGONE Z " à Douarnenez toute la complaisance était réunie : affréteur Hollandais " Marine SEAFOOD " pavillon Panaméen, navire appartenant à un " pseudo-armateur " Grec, Georges STAMATIS (dont la société se trouve en Lituanie).Ce navire construit en 1969 de 78 mètres de long était dans un état douteux à son arrivée à Douarnenez, il avait été arrêté par le Centre de Sécurité des Navires pour des raisons graves (félicitations). Ce " pseudo-armateur " Grec est connu pour sa négligence, le 19 mai 2010, ce navire avait bien failli quitter le port de Brest sans vivres. En 2011 il avait laissé son équipage durant plusieurs semaines au mouillage face à Alexandrie sans eau potable et avec le minimum de vivres. Après avoir tenté de trouver un arrangement avec le pseudo-armateur du cargo, le département du Finistère par négligence et manque de réactivité face à une telle situation se trouve dans une position qui coûte de plus en plus chère aux contribuables, plus le temps passe plus la facture s'alourdit.

Les administrations (malgré les commissions de bien être des Marins et ses apparences humaines pour les marins) sont bien plus motivées pour faire quitter le port à certains navires comme les cas cités plus haut, mais aussi à passer parfois un deal comme avec le capitaine Russe du " ANTIGONE Z " Sergey SHISHKIN (qui n'avait pas reçu de salaire depuis six mois) qui avait refusé par solidarité avec son équipage, les petits arrangements qui lui avaient été proposés afin de quitter le port. Ce Capitaine avait été salué par des centaines de personnes pour son courage, sa détermination et son sens du commandement.

Pour l'association MOR GLAZ " ANTIGONE Z " doit certes libérer le quai à Douarnenez mais uniquement pour se rendre dans un port français qui accepterait de le déconstruire. Tous ceux qui chercheraient encore des arrangements pour restituer ce navire à ce " pseudo-armateur " ou à d'autres se rendraient complices de dérives graves à l'encontre des Marins, de l'environnement, de la concurrence, de la sécurité maritime etc. …….

L'association MOR GLAZ demande que ce navire soit déconstruit au plus près, dans les meilleurs délais. La Direction Nationale d'Interventions des Domaines (DNID) doit alléger toutes les procédures les procédures. Tous les élus doivent s'organiser et faire voter rapidement le texte demandé par le ministre de l'Economie Maritime Frédéric CUVILLIER pour redéfinir l'abandon d'un navire.

 

 

Landerneau le 3 février 2013

depuis le 1er janvier 2013, l'Association MOR GLAZ a retenu quelques informations maritimes plutôt positives

Le 3 janvier 2013 le ministre de l'Economie maritime Frédéric CUVILLIER propose un projet de loi sur l'abandon des navires dans les ports français. L'association MOR GLAZ a envoyé ses propositions au Sénat à la demande du Sénat . Vous trouverez le texte sur le site de l'association.

La nomination du Député Maire de La Rochelle, Maxime BONO à la Présidence du Conseil de la Mer et des Littoraux.

L'association a demandé un entretien au Président Maxime BONO, car nous défendons le même dossier (la même cause) sur le manque de moyen nautique dans la zone du Golfe de Gascogne depuis le départ de l'ABEILLE LANGUEDOC. Ce moyen devait être remplacé fin 2011 sur la demande du Premier ministre Francois FILLON et de Jean-Yves LEDRIAN devenu depuis ministre de la défense.

Nous notons avec satisfaction l'exercice de sauvetage programmé au large de la Bretagne en mars 2013 avec le porte-conteneurs " Marco Polo " navire capable de transporter plus de 16 000 conteneurs. Ainsi la France pourra faire le bilan des moyens excitants pour faire face à ces géants des mers et envisager des moyens supplémentaires au cas où !!!!!L'association MOR GLAZ sera très vigilante et réactive après cet exercice qui est plus que nécessaire.

Nous saluons l'initiative du salon Euromaritime " le premier salon de l'Economie de la Mer ". Réunir en un même lieu tous les professionnels des activités maritimes ne peut être qu'enrichissant pour les activités maritimes, que se soit pour la sécurité, la sureté et les emplois dans cette activité qui permet plus de 7 milliards de tonnes d'échange par an mais aussi la Recherche, l'Offshore et un grand nombre d'innovations. Lors de ce salon, plusieurs entreprises soutenues par l'association MOR GLAZ depuis plus de 10 ans seront présentes.

 

 

 

Landerneau le 11 janvier 2013

Ces navires laissés ici et là dans les ports français par des " pseudo-armateurs "

après avoir abandonné les équipages vont-ils enfin devoir assurer leurs responsabilités ?

L'Association MOR GLAZ est plutôt satisfaite par les projets de lois présentés par le ministre Frédéric CUVILLIER ministre de l'Economie Maritime sur des dispositions en matière d'abandon de navires dans les ports français, et le souhait d'une concurrence équitable entre les sociétés maritimes dont les navires pratiquent le cabotage. Nous lui demandons d'étendre ces lois lorsqu'elles seront applicables au niveau de l'Union Européenne et d'y impliquer la responsabilité de l'Agence Européenne de Sécurité Maritime.

Le projet de loi réduit le risque pour l'environnement et la gêne à l'exploitation des ports occasionnés par la présence de navires abandonnés, en rendant plus simples et efficaces les règles d'intervention des pouvoirs publics sur ces navires. L'Association MOR GLAZ compte sur les responsables qui auront en charge ces dossiers, d'avoir aucune indulgence envers les " pseudo-armateurs " qui abandonnent les marins et leurs navires.

Les législateurs devront avoir à l'esprit que ces " pseudo-armateurs " sont des " voyous " des mers qui ne respectent ni le droit social des marins, ni la sécurité et que ces derniers n'ont aucun respect pour l'environnement marin, ni maritime. Ces " pseudo-armateurs " lorsqu'ils abandonnent leurs navires doivent trouver face à eux une administration déterminée et juridiquement bien armée.

Abandonner un équipage et un navire devrait être un délit sévèrement punit dans toute l'Union Européenne et dans le monde entier. La définition d'abandon doit être courte, un navire qui reste le long d'un quai plus de 60 jours doit être considéré par l'Etat du port comme abandonné et encore plus courte lorsqu'il y a eu abandon d'équipage.

L'Association MOR GLAZ ne souhaite aucune clémence envers ces " voyous " des mers qui ternissent les activités maritimes et qui humilient les marins.

Enfin, afin d'assurer des conditions de concurrence équitables entre les entreprises maritimes françaises et étrangères dont les navires pratiquent le cabotage ou assurent une prestation de service dans les eaux intérieures, le projet de loi permet d'appliquer à l'ensemble de l'équipage du navire, quelle que soit sa nationalité, un ensemble de conditions prévues par le droit du travail social français.

L'Association MOR GLAZ approuve ces ambitions affichées par le ministre et ce projet de loi, car il y en a assez de la pauvreté des marins, il y en a assez de la règle du moins disant social pour effectuer y compris des missions payées par l'Etat.

L'Association MOR GLAZ demande au ministre d'exiger de la rigueur sur l'état des navires et sur les décisions des effectifs embarqués, ne faut-il pas enfin changer les règles qui définissent les décisions des effectifs sur tous les navires.

L'Association MOR GLAZ constate trop souvent et dénonce sans cesse le manque d'officiers et de marins sur les navires caboteurs, la sécurité des marins et des biens en dépend.