Association de citoyens qui défendent l'environnement maritime

 
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JOURNAL DE BORD D'UN MARIN AU LONG COURS

Joseph COÏC

Editions Ar Men Du

 

Fourmillant d'anecdotes et de faits vécus, c'est un témoignage exceptionnel de " passeur de mémoire maritime" que nous offre l'auteur qui signe ici son premier livre.

Durant cette première tranche de vie maritime, de 1958 à 1977, il a connu les grands boulversements survenus dans notre marine marchande.Il a navigué sur différents types de navires: Liberty-ship, paquebot, cargos, minéraliers et pétroliers.

Cet univers océanique qui fut le sien pendant 40 ans et ces voyages et escales sur divers continents feront de lui le témoin d'événements internationaux majeurs et aussi d'une époque révolue.

Bénévole à la S.N.S.M., l'auteur se penche aussi sur les problèmes liés à la sécurité maritime, les naufrages et les rejets illicites en mer, sujets auquels il est sensibilisé.

Son prochain livre relatera ses vingt ans d'aventures céanographiques et les missions de découverte et d'exploration de la mythique épave du TITANIC à bord des navires de recherche de l'IFREMER.

Né au Guilvinec en 1943, Joseph Coïc, est issu d'une famille de marins-pêcheurs. Il débute sa carrière de marin à l'âge de 15 ans comme mousse à la pêche côtière. A la suite d'un drame maritime-familial, il s'oriente vers la marine marchande où, pendant 40 ans, il gravit tous les échelons pour finir sa carrière comme commandant d'un navire de recherche océanographique.

L'auteur verse ses droits à :

  • la Société Nationale de Sauvetage en mer ( S.N.S.M.)
  • La Caisse des Marins Péris en Mer.

 

Préface de Geoges TANNEAU

Couverture : Aquarelle de Roger CHAPELET (Peintre de marine)

avec l'aimable autorisation de Francis CHAPELET

 

 

PREFACE

En lisant le premier tome du livre de Joseph Coïc : "Journal de bord d'un marin au long courriers", du Guil aux Emirats...tous les souvenirs de ma vie de mousse à la pêche côtière, de matelot ou officier à la " Marchande", me reviennent à fleur de mémoire.

Avant d'avoir l'âge d'embarquer, Joseph rêvait sans doute de lointains rivages, comme le font encore, je pense, tous les enfants du Monde.Quand on habite un village de pêcheurs comme Le Guilvinec, il est difficile de ne pas avoir le regard tourné vers le large. La mer était omniprésente, elle faisait partie du décor, de nos jeux. On apprenait à nager, à godiller et à pêcher au fond du port. En 1958, dans les familles maritimes du pays bigouden on ne s'embarrassait certes pas de vocation, on devenait marins-pêcheurs un point c'est tout, et cela depuis plusieurs générations. Les voyages que nous ferons plus tard à bord des navires long courriers, semblaient n'exister que dans des livres. Il y avait cependant, le long du littoral breton, une sorte de transhumance estivale. La pêche à la sardine, par exemple, faisait se déplacer les équipages ( de la Loire à la presqu'île de Crozon). Joseph pratiquera ce métier durant un été. D'autres pêches saisonnières ( thon et langouste) peuplaient les récits de nos pères. Mais les marins n'étaient pas bavards. Tout restait à découvrir....

Après son premier embarquement, à 15ans sur un chalutier, le jeune mousse du Guilvinec aurait pu tout aussi bien rester pêcheur dans le sillage de son père et de son frère, péris en mer tous les deux dans le même naufrage, au large de Penmarc'h. Cétait sans compter sur les conseils et le pouvoir persuasif du directeur de l'école d'appentisssage maritime.

Même si son âme de pêcheur est restée bien ancrée au fond de ses tripes, Joseph Coïc ne regrette pas d'avoir changé d'amure au début de sa longue carrière. Ce livre autobiographique en est la preuve. La navigation au long cours est pour lui une porte ouverte sur le monde: Rotterdam, Alexandrie, Karachi, Cape Town, New York...

Son " Journal de bord" fourmille d'anecdotes. Tout au long de ces pages, que de souvenirs en ribambelles, se dépliant et s'accrochant les uns après les autres! Nous les voyons s'étirer, s'entraîner, se bousculer, tourbillonner au gré du courant et du récit que nous en fait l'auteur. Chaque histoire relatée est un document, un témoignage. Nous revivons ainsi, l'espace d'un livre, les traversées, le roulis, les escales, la rudesse du métier de marin, ses désagréments, mais aussi les moments exaltants.

Du vrai, du fort, du vécu!