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François Lille et Raphaël Baumler
transport maritime
danger public
et bien mondial
La marine marchande mondiale, première industrie
historiquement internationalisée, dérive dangereusement.
Au-delà des dérives visibles( marées noires,
naufrages..., c'est tout un système socioprofessionnel
de haute valeur-que ce livre s'applique d'abord à décrire
- qui est en train de se dégrader.
Pour chercher les solutions, les auteurs s'appuient
sur l'idée des biens communs et publics, portée
maintenant à l'échelle planétaire. La marine
marchande traite, en effet, l'essentiel des échanges matériels
mondiaux, sur l'espace commun des mers et océans. C'est
dire qu'elle offre aux peuples un véritable service public
mondial, et les conditions de son renouveau s'en déduisent.
Les fondements d'un tel projet existent en droit
international, droit maritime et droit du travail,dans les coutumes
maritimes encore vivaces, et dans l'expérience des travailleurs
de la mer. Mais, malgré cela, les lobbies de la complaisance
maritime règnent en maîtres sur l'activité,
et l'ensemble tourne à l'envers.
Serait-il compliqué de tout mettre à
l'endroit?
L'expérience des marins, premiers travailleurs-citoyens
du monde, est précieuse. Sur ces grands navires, qui ont
leur place parmi les merveilles de la technologie moderne, ils
sont des techniciens de haut niveau, riches aussi d'une expérience
humaine unique en son genre. Ballotés aux avant-postes
de la mondialisation libérale et du progret technologique,
nombre d'entre eux rêvent d'être à l'avant-garde
d'une autre mondialisation, celle des droits humains et du respect
écologique.
C'est la dignité qu'ils revendiquent, le
métier-vie qu'ils pratiquent, le regard et l'écoute
que nous leur devons.
Ce livre, écrit par deux d'entre eux, est
là pour emporter témoignage.
Raphaël Baumler est officier Marine marchande
et prépare une thése sur l'approche globale et sociologique
de la gestion des risques.
François Lille, ancien Marine marchande,
économiste Cnam,est membre du Conseil scientifique d'Attac
et fondateur de BPEM.
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