MOR GLAZ POUR
UNE SECURITE MARITIME EUROPEENNE
Le Collectif MOR GLAZ ( mer bleue)
est un collectif qui a été créé en 2000 suite à l'accident de l'Erika
et au ras-le-bol de voir sans arrêt des navires polluer l'environnement
maritime mettant en danger la nature, les hommes et l'économie.
Notre Collectif à la particularité de réunir en son sein des citoyens
de toutes origines, qu'elles soient politiques ou syndicales, des enseignants,
des chercheurs, des écrivains, des scientifiques, des dirigeants d'entreprises
et des marins. Notre collectif MOR GLAZ
par l'action qu'il mène aujourd'hui avec vous et le soutien de personnalités
et la présence de Dan Ar Braz veut attirer une attention forte afin
que les maires du littoral breton et de toutes les communes du littoral
touchées par cet arrivage de galettes de fioul provenant du Prestige
( dans plus de 90% des cas) aient de vrais moyens de la part de l'Etat
et de l'Europe pour faire face à cette situation scandaleuse et prévisible.Notre
collectif veut que les pêcheurs, les passionnés de la mer, les professionnels
du tourisme puissent continuer à exercer leur métier et leur passion
sans être pénalisés par ceux qui ont choisi de continuer à transporter
tous types de produits sur des navires dangereux, sous normes techniques
et sociales et qui polluent nos mers. MOR GLAZ
( mer bleue) est un collectif qui a été créé en 2000 suite à
l'accident de l'Erika et au ras-le-bol de voir sans arrêt des navires
polluer l'environnement maritime mettant en danger la nature, les hommes
et l'économie.
Notre Collectif à la particularité de réunir en son sein des citoyens
de toutes origines, qu'elles soient politiques ou syndicales, des enseignants,
des chercheurs, des écrivains, des scientifiques, des dirigeants d'entreprises
et des marins. Notre collectif MOR GLAZ par
l'action qu'il mène aujourd'hui avec vous et le soutien de personnalités
et la présence de Dan Ar Braz veut attirer une attention forte afin
que les maires du littoral breton et de toutes les communes du littoral
touchées par cet arrivage de galettes de fioul provenant du Prestige
( dans plus de 90% des cas) aient de vrais moyens de la part de l'Etat
et de l'Europe pour faire face à cette situation scandaleuse et prévisible
Notre collectif veut que les pêcheurs, les passionnés de la mer,
les professionnels du tourisme puissent continuer à exercer leur métier
et leur passion sans être pénalisés par ceux qui ont choisi de continuer
à transporter tous types de produits sur des navires dangereux, sous
normes techniques et sociales et qui polluent nos mers
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MOR GLAZ POUR UNE SECURITE
MARITIME EUROPEENNE
L'association "MOR GLAZ", "Mer Bleue
en Français" regroupe de nombreux acteurs locaux,personnalités, des
citoyens, des militants associatifs, syndicalistes, politiques, universitaires,
chercheurs, industriels et professionnels du transport maritime et du
sauvetage en mer tous se sont mobilisés pendant les marées noires (Amoco
Cadiz, Erika) et qui se sentent aujourd'hui concernés par la mer et
la sécurité maritime.
Un petit retour en arrière
Jusqu'en 1978 les naufrages, les accidents de mer n'étaient
qu'une affaire de marins, une goélette, un pétrolier pouvait faire un
trou dans l'eau, un cargo pouvait s'échouer, même s'il en résultait
des veuves et des orphelins, ce n'était d'abord qu'une affaire de marins
En 1978, exactement le 16 mars l'Amoco Cadiz, échoué puis coulé à Portsall
provoquera la pollution de plus de 300 Km de côtes. Auparavant la Bretagne
avait déjà eu à subir les méfaits de l'Olympic Bravery, échoué à Ouessant
en janvier 1976, du Boehlen en octobre 1976...
Raymond Barre alors Premier ministre, venu en hélicoptère constater
les dégâts sera sérieusement malmené et devra même être protégé par
une importante compagnie de CRS. Il verra son hélicoptère badigeonné
de goudron et d'oiseaux mazoutés devant les télévisions. Plusieurs se
souviennent encore des grandes manifestations citoyennes organisées
à l'époque avec des slogans comme "Protéger la mer bleue pour éviter
la marée noire et les colères rouges" "le goudron pour les Bretons,
le pognon pour les patrons" et nous étions en pleine campagne électorale.
Pour la première fois, sous cette pression populaire et citoyenne,
un gouvernement français affirme que la mer constitue un patrimoine
commun de l'humanité et qu'il est du devoir des Etats Côtiers de mettre
en place tous les moyens pour la prévention. Pour la première fois un
gouvernement considère que la sécurité maritime concerne peut être les
navigants mais aussi les populations riveraines. La préservation de
la mer et du littoral devient à partir de cette époque un des enjeux
majeurs de notre société Le gouvernement crée dans la hâte, le centre
Polmar à la pointe "Gris Nez" près de Cherbourg. Puis ce sera la création
du service de surveillance "Cross", autour du préfet maritime, investi
des pouvoirs réglementaires de police maritime. Il est apparu indispensable
d'écarter tout le trafic maritime vers le large en créant des "couloirs
obligatoires pour les navires", le fameux rail de Ouessant, afin de
permettre à la Marine Nationale d'intervenir avant l'échouage fatidique.
Il avait été prévu également un immense phare radar de plus de 200 m
à l'entrée de la Manche, au pied duquel devait s'effectuer la circulation
montante et descendante des navires. Ce radar sera en fait installé
à Ouessant. L'autre moyen mis à la disposition du préfet est les remorqueurs
de haute mer de la Compagnie des Abeilles. L'Abeille Flandre par exemple
depuis 1979 peut se vanter d'avoir sauvé plus de 200 navires et plus
de 1500 opérations pour les deux navires , évité plus de 21 Amoco-Cadiz
soit plus de 1400 années d l'affrètement d 'une Abeille Flandre ou Languedoc
.

(PHOTO DE L'ABEILLE FLANDRE d'Eugéne Le Droff©, Pour le télégramme
de Brest)
Un petit syndicat contre le mastodonte américain: Pour revenir
à l'Amoco Cadiz le second aspect pour nous intéressant, c'est l'action
du syndicat des petites communes littorales du nord Bretagne qui entamera
un procès contre la puissante société Amoco. Ce procès durera 14 ans
et, malgré ses 150 avocats, cette multinationale, la Standard Oil, neuvième
groupe industriel américain perdra son procès et devra verser 1,3 milliard
de francs à partager entre l'Etat, les petites communes littorales et
les entreprises artisanales ayant subi des dommages. C'était vraiment
une petite goutte d'eau comparée au préjudice et à l'énergie dépensée
par les Bretons pour lutter contre la pollution, on l'a estimé à "l'équivalent
du prix d'un kilo de palourdes par hectare", mais ce qui était important
c'était qu'enfin ce syndicat des communes venait de réussir à placer
une cognée dans un édifice considéré jusqu'alors invincible.
Pour la première fois un juge américain accepte de poursuivre une
société pétrolière ayant son siège aux USA, en écartant le fait que
le navire pollueur, battant pavillon libérien, dépend officiellement
d'une société libérienne, totalement insolvable. A partir de ce procès
en cas de pollution, c'est désormais la société "armant un navire pour
un transport donné," plus que le propriétaire armateur qui risque d'être
jugé. Il en ira de même lors du procès concernant l'Exxon Valdez. l'armateur
sera contraint de payer 1 milliard de Dollars à l'Alaska
Depuis ces procès les propriétaires des navires armateurs comme
les affréteurs propriétaires du chargement se sont organisés pour ne
plus être inquiétés au niveau pénal. Leur responsabilité au moment du
naufrage est désormais limité au tonnage du navire et uniquement s'il
a été prouvé que la pollution vient bien de son fait (la Convention
"CLC", "Civil, Liability Convention de L'OMI " qui les protègent désormais
limitera et définira par exemple pour l'Erika une responsabilité de
12,5 millions d'Euros alors que les dégâts et les dommages à l'environnement
dépasseront sur le terrain les 2 milliards d'Euros). Cette responsabilité
sera limitée au seul propriétaire du navire. Tous les autres acteurs
du trafic maritime, gérant, exploitant, affréteur seront désormais protégés
par la loi contre toute action en justice concernant leurs responsabilités.
De même une autre mesure sera mise en place après le procès de l'Amoco
Cadiz: pour couvrir et indemniser rapidement les victimes des marées
noires, lorsque la responsabilité du propriétaire ne suffit pas, la
création du "FIPOL" (Fonds International d'Indemnisation pour les dommages
dus à la pollution par des hydrocarbures) un fond alimenté par les industries
pétrolières, en fonction de leur part de marché dans le transport des
hydrocarbures. Ces fonds ne seront jamais illimités: ainsi pour l'Erika
la capacité totale d'indemnisation sera plafonnée à 200 millions d'Euros,
la contribution de Total-Fina-Elf, pour qui travaillait le navire, s'élèvera
à 30 millions d'Euros. Ces dispositions créées par l'OMI pour éviter
de longs procès et permettre ainsi aux victimes d'être rapidement indemnisés
feront l'affaire des compagnies pétrolières. Désormais elles préféreront,
en cas de marées noires, verser périodiquement une indemnité que d'avoir
l'obligation de navires toujours en état pour le transport des hydrocarbures
et conformes aux normes exigées par les Etats avec du personnel qualifié.
En fait ces mesures ont déresponsabilisé les armateurs qui ne sont
désormais qu'engagés que par la convention CLC. Le FIPOL en envisageant
d'indemniser directement les victimes supprime toutes possibilités d'actions
en justice contre l'affréteur, le gérant et même l'exploitant du navire.
Avec l'application des mesures de l'OMI les professionnels du commerce
maritime se sont "exonérés" des risques de pollution On est passé d'un
mode très organisé, les compagnies pétrolières possédant leur propre
flottille, à un mode totalement pervers avec des sociétés dissimulées
derrière des façades changeant au gré des événements (depuis la catastrophe
du Prestige son armateur Crow Ressource s'est rebaptisé ERC Tranding)
il est, la plupart du temps impossible, de démêler qui est responsable
de quoi.
Les dispositions mises en place immédiatement après la catastrophe
de l'Amoco Cadiz pour améliorer la sécurité maritime ont ensuite peu
progressés pendant une vingtaine d'années malgré les actions permanentes
des syndicats de marins et l'action intensive des citoyens préoccupés
de plus en plus par les diverses pollutions du littoral et de la mer
Il faudra encore une fois une catastrophe comme l'Erika pour que la
commission européenne commence enfin à étudier des dispositions prévoyant
le renforcement des contrôles de navires dans les ports, le contrôle
des sociétés de classification et le retrait des navires à simple coque
dans le paquet "ERIKA 1" puis une autre série de mesures "ERIKA 2" accélérant
surtout cette fois l'indemnisation des victimes.
Il a été décidé -
La suppression des simples coques à l'horizon 2015 qui obligera
au renouvellement des navires anciens (le transport pétrolier concerne
aujourd'hui 2075 doubles coques et 5760 simples coques de plus de 10
000 tonnes dans le monde. Ce sont ces derniers, la plupart anciens et
surtout peu entretenus, qui sont à remplacer) - le rail de OUESSANT
repoussé vers le large pour permettre à la Marine Nationale d'intervenir
plus longuement avant l'accident. - L'augmentation de la portée des
radars du Cross Corsen qui permettront d'améliorer le suivi des navires
sur les routes du Golf de Cascogne à la Manche - l'amélioration de la
traçabilité des navires sous la responsabilité des sociétés de classification
avec recouvrement obligatoire d'une société à l'autre et le renforcement
de leurs compétences - Le renforcement du contrôle des navires dans
les ports. Sur ce point il faut noter que si la France a été pendant
longtemps dernière de la classe européenne avec 9 % des contrôles effectués
au lieu des 25 % prévus. Depuis ce pourcentage s'est amélioré. Nos propositions
de combler ce déficit d'inspecteurs en embauchant des anciens navigants
de la marine de commerce, de la Marine Nationale et de spécialistes
de chantiers navals privés ou publics a été retenues. Nous pensions
que c'était le seul moyen, le temps de former des inspecteurs en nombre
suffisant (de l'ordre de 100 à 150)
Même lorsque ce pourcentage des 25 % est respecté par les Etats
membres cela ne peut être en soi suffisant lorsque les inspections se
sont concentrées sur les navires les mieux exploités et donc les moins
susceptibles de présenter des défaillances, d'où la nécessité d'une
sélection et d'un ciblage sur le contrôle des navires manifestement
sous normes. Actuellement 54 personnes ont été recrutées et sont en
formation jusqu'en 2004. Ceux qui aujourd'hui contrôlent les navires
se plaignent de leur salaire peu incitatif et de leur mauvaise condition
de travail.
Pour améliorer leur efficacité lorsque les visites sont prévues,
il faudrait que ces inspecteurs possèdent auparavant, au moins, le dossier
du navire avant son arrivée dans le port et puissent disposer d'une
brigade d'intervention suffisamment étoffée pour inspecter le maximum
du navire dans un minimum de temps.
De même, au moment des visites quadriennales (ou triennales pour
les navires anciens) permettant la délivrance des certificats de navigabilité,
le double contrôle par les Inspecteurs de la Sécurité Maritime et les
experts de la société de classification devrait être obligatoire. Tout
le milieu maritime sait que l'essentiel des bateaux poubelles sont sous
pavillons de complaisance et que dans l'ensemble il y a de 4 à 5000
unités reconnues et répertoriées comme dangereuses. C'est vers le contrôle
de tels navires que devrait s'orienter d'abord les contrôleurs (l'âge
moyen des navires d'Antigua est de 17 ans, ceux de Saint Vincent de
21 ans....âges plus que vénérables surtout quand on sait que l'équipage
n'a trop souvent pas les moyens pour entretenir les navires et que certains
n'ont même pas la décence de camoufler la corrosion sous un peu de peinture).
Si en plus on ajoute des pavillons comme l'Irak, l'Iran, la Turquie,
la Corée, la Roumanie, sans compter l'ex URSS et ses satellites on peut
dire, sans ce tromper, que désormais 70 % des navires naviguent dans
l'insécurité la plus totale.
Aujourd'hui les contrôleurs français ont établi une liste de 66
navires à désarmer de toute urgence. Dans ce nombre, outre les pétroliers,
figurent 8 chimiquiers qui transportent impunément des produits beaucoup
plus nocifs pour l'environnement que le fioul. A l'analyse il apparaît
que le transport des produits les plus dangereux s'effectue le plus
souvent avec les navires les moins sûrs Ainsi pour transporter le fioul
n°2, un résidu de raffinage de la Lettonie vers Singapour on choisira
le "Prestige" car aucun armateur ne voulait engager un navire neuf pour
transporter un produit aussi dangereux surtout pour un rapport financier
aussi faible. On choisira donc d'abord un bateau usé avec un équipage
sous payé pour transporter un produit si nocif Nous regrettons qu'au
moment des débats sur la réglementation maritime européenne aucun pays
européen, dont la France, n'ait décidé de rappeler sous leur pavillon
les navires inscrits sous pavillon bis. Les gouvernements européens
auraient montré ainsi à tous leur volonté de changement (Voir annexe
1et 2)
Nous constatons quatre ans après le naufrage de l'Erika que l'Europe
tergiverse toujours et reste toujours aussi floue sur la fonction et
le lieu de l'Agence de Sécurité Maritime.
Aujourd'hui, une nouvelle fois, avec le naufrage du "Prestige"
on peut mettre en évidence et démontrer, s'il en était encore besoin,
les atermoiements et le retard de l'Europe dans les décrets d'applications
des administrations comme les tricheries d'armateurs avides avant tout
de bénéfices. Faudra-t-il attendre encore plusieurs manifestations citoyennes
avant de faire avancer ces notions de sécurités maritimes, avant de
reposer pour la énième fois les questions d'une nouvelle organisation
de sécurité au niveau de l'Europe ?
La commission européenne se dit favorable à la création d'une agence
européenne de sécurité ce que nous demandons depuis des années autour
d'un port concentrant tous les moyens d'intervention: police, supervision
des contrôles dans les ports, évaluation des sociétés de classification,
suivi des navires, interception des bateaux dangereux, concentration
des équipements anti- pollutions. Nous pensons que le gouvernement français
peut rapidement fédérer, harmoniser voire fusionner les différents Services
concernés par la Sécurité Maritime chez nous à Brest en attendant que
l'organisation européenne se mette en place. Vous comprendrez que le
collectif "Mor Glaz" ne peut plus se contenter de paroles mais exige
des actes forts, concrétisés par une nouvelle législation maritime,
des moyens financiers et techniques adéquats.
Brest, port de la Sécurité Maritime pour l'Europe
Pour notre part nous estimons la nécessité d'un Service Européen
de Sécurité Maritime qui uniformiserait la réglementation maritime entre
les Etats et engloberait tous les acteurs assurant le contrôle des navires
(Affaires Maritimes, Douanes, contrôleurs, Marine Nationale...). Ce
service réunirait et uniformiserait au niveau de l'Europe tous les experts
des centres de sécurité qui auraient en charge la gestion des données
acquises dans les ports par les contrôleurs de navires, les sociétés
de classification et le suivi des navires de leur naissance à leur destruction.
Ce Corps de Sécurité Maritime mettrait également en commun au niveau
de l'Europe tous les moyens (avions et navires) pour assurer la surveillance
du littoral, la sécurité, le sauvetage et la lutte contre la pollution.
Concentrer tous les moyens d'intervention au plus prés des voies de
circulation des navires, c'est à dire Brest. C'est à dire là où sont
concentrés déjà les moyens d'intervention et de luttes contre les pollutions.
Pour notre part nous estimons pour déterminer l'emplacement de cette
agence de sécurité maritime que l'on doit tenir compte de la position
géostratégique de la rade de Brest tout proche du plus important flux
maritime mondial et de la qualité de ces nombreux services d'études
et de moyens d'interventions. Nous constatons qu'aujourd'hui ces moyens
sont potentiellement insuffisants et sont surtout coordonnés par des
Services ou Ministères incapables de se concerter afin d'être réellement
efficaces.
Brest regroupe aujourd'hui
1) Un Préfet Maritime, investi par l'Etat de tous les pouvoirs réglementaires
de police maritime dans la zone française Atlantique et Manche.
2) Les moyens d'intervention mis à la disposition de ce préfet par
le gouvernement depuis 1979, sont les navires de la Marine Nationale,
les navires d'assistance et les remorqueurs de haute mer de la Compagnie
des Abeilles qui tous sont stationnés à Brest
3) Les antennes actives d'au moins cinq ministères ayant en charge
la mer ou le transport maritime, Affaires Maritimes, Douanes, Gendarmerie
Maritime, Marine Nationale, Direction de l'Equipement, Service de Contrôle
et d'Inspections des navires. Toutes ces antennes sont basées à Brest
4) le pôle brestois de la Sécurité Maritime et Portuaire qui associe
l'expertise scientifique et les moyens opérationnels
5) le nombre le plus élevé de chercheurs d'Europe dans le domaine
maritime, avec IFREMER, le CEDRE, l'Institut Polaire, le SHOM et l'IUEM
(Institut universitaire européen de la mer), le CEDEM (Centre européen
de Droit et d'Economie de la Mer, regroupant des professionnels, universitaires,
juges et représentants des organismes internationaux), les facultés,
les écoles d'ingénieurs civiles et militaires, les technopoles, une
réparation navale civile et militaire réputée. Soit en tout 4000 ouvriers
et techniciens et 3000 chercheurs ou ingénieurs dont les travaux sont
principalement orientés vers la mer, le droit maritime international,
les mesures et l'instrumentation marine, les bureaux d'études, la réparation
navale, de nombreuses formes de radoubs et même, éventuellement un jour
des chantiers de démolition des navires considérés poubelles. Tout cela
permet de présenter, avec de nombreuses raisons, Brest comme l'un des
centres majeur européen des sciences et techniques de la mer.
Tous ces Corps représentés à Brest sont capables de fonctionner
immédiatement. Il suffit de les regrouper en leur donnant: - les moyens
de communiquer entre les Services par la mise en place par exemple du
système equasis ou d'un système équivalent, c'est à dire la mise sous
forme informatique de toutes les informations concernant le suivi du
navire, du dossier élaboré par la société de classification donnant
l'autorisation de naviguer, les routes utilisées, son armateur, son
opérateur technique et commercial (ship management), ses assureurs,
le nom du "mannig opérator" au cas où l'opérateur a confié son navire
à un équipage autre que le sien, ce qu'il transporte jusqu'aux contrôles
dans les ports par les contrôleurs maritimes. Ces informations seraient
accessibles à tous les services compétents des ports grâce à une mise
en réseau informatique au niveau de l'Europe. Pour les navires, obligation
de s'équiper de moyens de communication informatisés et de GPS permettant
à ces services de suivre les routes des navires et éventuellement de
communiquer avec l'équipage.
- Le renforcement des moyens de surveillance autour du Préfet Maritime
en prévoyant des navires adaptés et le remplacement rapide du remorqueur
d'assistance "Abeille Flandre" et de ceux d'assistances en station par
des remorqueurs plus adaptés aux navires actuels et futurs (nous devons
intervenir afin de limiter la course au gigantisme des navires entreprise
par les compagnies maritimes car il n'existe, à ce jour, aucun moyen
d'assistance suffisant pour aider un porte-conteneurs géant en difficulté,
sa portée au vent étant supérieure aux possibilité de traction d'un
navire d'assistance comme l Abeille Flandre, pourtant à ce jour le
plus puissant remorqueur au monde).
- L'obligation d'avoir des ports équipés pour récupérer les eaux
usées, les produits de ballastage et tous les résidus huileux des navires
pour éviter les rejets et les déballastages, hélas pratiqués en mer
tous les jours.
- le renforcement des moyens de lutte contre la pollution en prenant
mieux en compte et en respectant les milieux naturels. A chaque marée
noire nous constatons que l'on est toujours démuni et que l'on se retrouve
toujours à manier la pelle et le seau pour nettoyer le littoral.
- Lorsqu' un navire est arrêté par les autorités maritimes cela
a pour conséquences la cessation de paiement de salaire pour les équipage
et d'approvisionnement pour les navires il faudrait étudier rapidement
une réglementation qui permette le paiement des salaires et le rapatriement
de ces équipages dans leurs pays d'origines.
- Sachant que le facteur humain est important dans la prévention
des accidents puisqu'il est à l'origine de 80 % des accidents maritimes
l'agence veillera à la formation la complète possible des marins et
officiers (application STW de l'OMI) mais aussi de leurs conditions
de vie et de travail à bord comme de la sécurité des équipages
Faudra-t-il encore plusieurs naufrages et plusieurs manifestations
citoyennes avant de faire avancer ces notions de sécurités maritimes,
avant de reposer pour la énième fois les questions d'une nouvelle organisation
de sécurité? Nous pensons que le gouvernement français peut rapidement
fédérer, harmoniser voire fusionner les différents Services concernés
par la Sécurité Maritime chez nous à Brest en attendant que l'organisation
européenne se mette en place.
Vous comprendrez que l'association "Mor Glaz" ne peut se contenter
de paroles mais exige des actes forts, concrétisés par une nouvelle
législation maritime, des moyens financiers et techniques adéquats.
Brest le 20 octobre 2003
Dossier préparé pour MOR GLAZ par François PELLENNEC, écrivain,
dont son premier livre "Au temps de la voile dans la rade de Brest"
a été couronné par l'Académie de Marine en 1999. Il vient d'achever
son second livre "La mer pour horizon, du temps de la voile à une autre
ambition maritime pour la Bretagne". Travaille aujourd'hui en tant que
bénévole dans le milieu associatif pour la valorisation du patrimoine
maritime et l'insertion et la réinsertion sociale des jeunes en difficultés
et pour Mor Glaz qui regroupe à Brest de nombreux acteurs locaux mobilisés
pour obtenir au niveau de la France et de l'Europe un service de sécurité
maritime enfin digne de ce nom et une politique de la mer pour l'Europe.
Pour prendre contact avec l'association Mor glaz, poser des questions
demander aux rédacteurs des textes ou plus d'informations, mieux connaître
ses activités: Une adresse : Mor glaz MQB 1 rue de Quercy 29200 Brest,
Un site: www.morglaz.org nos Emails
Pour contacter son président jp. hellequin@wanadoo.fr, ou le rédacteur
de ce dossier pour avoir plus d'information francois.pellennec@wanadoo.fr
Quelques livres intéressants sur la Sécurité Maritime :
Les Pétroliers de la honte (la loi du silence) Patrick BENQUET
/
Thomas LAU Les voyous de la Mer Christian Buchet (RAMSAY 2003)
Besoin de Mer, l'Abeille d'Ouessant de Hervé Hamon (Seuil)
La Marinité aujourd'hui ouvrage universitaire collectif sous la
direction de Françoise Péron (Edition l'Harmattan)
Droits Maritimes (3 tomes) du groupe Juris-service JP Beurrer/P
Chaumette / G Proutiére- Maulion La mer et le littoral en Bretagne Conseil
Economique et Social de Bretagne (Octobre 2001)
Les Ports Maritimes et fluviaux leur place dans l'économie Française
et leur rôle dans l'aménagement du territoire Conseil Economique et
Social 1993
Le service de transport de marchandises Un outil de développement
économique et social Conseil Econmique et Social de Bretagne (octobre
2001)
Annexe 1 COMPLAISANCE OU MOYENS DE CONTOURNER LES LOIS ?
En 1955 les pavillons de complaisance représentaient 9 % de la flotte
mondiale.
En 1965, lorsque le Royaume-Uni se targuait de posséder la première
flotte mondiale, un seul pavillon de complaisance figurait dans le classement
des dix plus grands pavillons. Il s'agissait du Libéria, à l'époque
dominé par le tonnage des compagnies pétrolières américaines.
Depuis 1985, le Libéria et le Panama se disputent la tête de ce
classement.
En 1995 Les registres dits ouverts totalisent un tonnage de 204
millions de jauge brute, soit plus de la moitié de la flotte mondiale.
Si on ajoute à ce chiffre ceux semi- ouverts tels que Singapour, les
Philippines et les pavillons bis la proportion se monte à 63 % de la
flotte mondiale.
Aujourd'hui en 2003 nous pouvons considérer que près de 90 % de
la flotte mondiale se trouve directement ou indirectement sous pavillon
de complaisance sous l'oeil, plus ou moins complaisant, des politiques
(création, par exemple, du pavillon français bis TAAF des îles Kerguelen).