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Un chantier de déconstruction de vieux navires
à Brest
L'association MOR GLAZ a souhaité organiser ce
débat auquel vous avez répondu nombreux, merci d'être là…..faisons
que ces quelques heures soient un moment enrichissant, positif
et constructif.
L'association MOR GLAZ souhaite que la déconstruction
des vieux navires qu'ils soient civils ou militaires devienne
par la loi internationale une activité qui devra se conformer
aux règles sociales et environnementales de nos pays européens.
Les péripéties du " NORWAY " et du " CLEMENCEAU
" auront permis à tous ceux qui l'ignoraient de savoir que les
navires en fin de vie ne peuvent plus être déconstruits de façon
artisanale par des hommes qui travaillent dans des conditions
d'un autre temps, que chacun doit dénoncer avec force. Cette activité
effectuée dans des pays pauvres ou en voie de développement ne
peut plus nous satisfaire, c'est pourquoi :
· Brest doit saisir avec d'autres ports européens
cette opportunité industrielle.
· Brest doit se doter d'un chantier de déconstruction
de navires, celui-ci devra être labellisé par l'Union Européenne.
· Brest doit se doter d'un chantier attractif pour les armateurs
internationaux comme elle sait le faire pour la réparation navale.
Brest ne peut pas garder une mono activité.
· Brest doit saisir cette opportunité, cette chance
pour l'emploi dans ce bassin où notamment le secteur de la métallurgie
a beaucoup souffert durant ces dernières années.
Un pays comme la Hollande a su provisionner 64M€
pour activer prochainement un chantier de déconstruction de navires.
La France va-t-elle encore cette fois tourner le dos à une activité
maritime…..
· nous devons ensemble convaincre l'Union Européenne
sur l'implantation d'un chantier de déconstruction de navires
à Brest.
· nous devons gagner ensemble sur ce dossier dans
le respect des hommes et de l'environnement.
· nous devons gagner pour Brest. Notre port doit
être le port où sera implanté le chantier de référence pour cette
nouvelle activité aux normes sociales et environnementales que
nous prônons.
Pour réussir, nous devons faire prendre conscience
à tous les acteurs du secteur maritime qu'il faudra désormais
prévoir le coût de la déconstruction d'un navire dès sa construction,
cela doit désormais être la nouvelle norme internationale. Nous
devons y intéresser l'Organisation Maritime Internationale ( seule
organisme capable par le n° IMO d'avoir la traçabilité d'un navire)
nous devons imposer par la loi à tous les armateurs cette nouvelle
obligation, car la déconstruction des navires ne concerne pas
que les navires de l'UE mais tous les navires de tous les pays,
de toutes les immatriculations.
Le transport maritime, première activité internationale
doit être capable de faire appliquer les mêmes règles pour tous.
Envoyer ses déchets ailleurs n'est désormais plus possible et
interdit. Respectons les traités que nous signons et faisons les
respecter par tous……et partout.
Lorsque nous sanctionnons les pollueurs des mers
sur notre littoral nous avons une bonne démarche pour défendre
l'environnement, menons cette démarche hors de nos frontières
en traitant nous mêmes nos déchets. Ne tournons pas le dos à nos
responsabilités, cela serait incompris et immoral envers ceux
qui les reçoivent.
L'objectif de créer un chantier de déconstruction
à Brest est ambitieux mais réalisable. Les responsables politiques
sont venus nombreux, beaucoup se sont excusés de ne pouvoir être
présents, cela est un bon signe, un signe fort, notre débat ne
doit pas être un débat de plus sans résultat ni sans suite. Nous
devons montrer notre volonté si nous voulons que ce projet se
réalise ici chez nous à Brest.
Si nous voulons lancer un tel chantier de déconstruction
de vieux navires à Brest pour être en conformité avec les discours
de la commission européenne et correspondre aux normes, ce chantier
aura, dans les prochaines années, une importante charge de travail
car il est prévu la suppression de 55 navires militaires français
qui ne correspondent plus aux normes mais également 44 navires
britanniques sans parler de ceux des autres pays européens, ainsi
que les 2000 pétroliers à simple coque devenus obsolètes ou qui
le deviendront suite aux décisions européennes d'imposer les pétroliers
et autres navires à double coque. Un tel chantier bien dirigé,
bien géré ne peut qu'être positif pour Brest, sa région et notre
pays. Participons activement à la déconstruction des 1200 navires
qui seront à démanteler chaque année à partir de 2010.
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Enfin, faisons un peu d'histoire
: un chantier de déconstruction de navires a déjà existé
à Brest immédiatement après la dernière guerre mondiale
et ce pendant des dizaines d'années pour supprimer les 1700
épaves gisant au fond de la rade, dans le port de commerce
et la Penfeld. Ces épaves, de la gabare de 50 tonnes au
croiseur de 10 000 tonnes, ont été soit détruites (souvent
découpées au chalumeau ou à l'explosif au fond de la mer
par les plongeurs sous-marins puis remontées morceaux par
morceaux à la surface), soit renflouées pour être détruites
ensuite près du quai. Une industrie se créa pour la récupération
de la ferraille.
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Je vous remercie de votre attention.
Pour l'association MOR GLAZ,
le président Jean-Paul Hellequin
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